Un myothérapeute est un médecin, un ostéopathe ou un kinésithérapeute qui s’est formé à la myothérapie (aussi appelée brachy-myothérapie). Sa pratique est une thérapie manuelle douce des contractures musculaires qui traite les spasmes à l’origine de la plupart des douleurs articulaires (névralgies, migraines, arthrose). On vous explique tout sur la formation et le rôle du myothérapeute.
Myothérapeute : rôle et fonction
Une méthode ostéopathique douce
Le myothérapeute pratique une méthode ostéopathique douce. Sans douleur et sans manipulation, sa pratique soigne les muscles hypertendus ou spasmés au cours de contractures réflexes, le plus souvent en lien avec un choc.
Le myothérapeute constate en général que les douleurs dans les articulations sont provoquées par des spasmes musculaires récents ou anciens, et que la cause de ces algies (douleurs) se trouve le plus souvent à distance de la zone douloureuse.
Les muscles paralysent les articulations et créent des douleurs articulaires : la myothérapie rend au muscle sa fonction.
Les étapes de la séance
Pour obtenir la guérison et soigner les spasmes, le myothérapeute procède par étapes, après avoir pris le temps d’écouter puis d’interroger son patient :
- il observe les positions et les mouvements anormaux, les muscles contractés ;
- il palpe les muscles à la recherche des zones douloureuses ;
- il mobilise les articulations selon certaines postures qui ne sont pas douloureuses pour le patient afin de raccourcir les muscles identifiés et permettre leur relâchement ;
- pendant la séance, le patient n’a qu’à respirer d’une manière bien précise indiquée par le myothérapeute.
La formation du myothérapeute
Cette formation, qui s’effectue sous forme de trois stages de trois jours, concerne les médecins généralistes, les médecins spécialistes, les ostéopathes et les kinésithérapeutes.
Le FIF-PL (Fonds interprofessionnel de formation des professionnels libéraux) rembourse la formation en partie aux kinésithérapeutes (formation continue).
Le premier stage permet :
- l’étude des étiologies et des conséquences des contractures ;
- la découverte des différents types de fibres musculaires ;
- les principes de soin, leurs indications et contres-indications ;
- les traitements des douleurs cervicales et cervico-brachiales, des torticolis aigus ;
- les traitements de fond des maux de tête et des vertiges ;
- les traitements des entorses de la cheville, des scolioses, des douleurs aux genoux, à la hanche et au dos.
Le deuxième stage permet de réviser le premier stage et enseigne le traitement des maladies des muscles thoraciques puis celui des algies de l’épaule, du coude, des doigts, du pouce et du canal carpien et enfin celui des lombaires, des sciatiques et du coccyx.
Le troisième stage reprend les différentes pratiques des deux premiers stages, puis il enseigne :
- le traitement des douleurs de hanche, de genoux et de pieds ;
- le traitement des maladies des muscles du diaphragme, des scolioses et des névralgies intercostales ;
- le traitement des maux de tête, des sinusites, des problèmes dentaires de l’enfant (poussées dentaires), des acouphènes, des problèmes de vue chez les enfants et les adolescents.
Suivi et perfectionnement
Des stages de révision et de perfectionnement sont réalisés dans un délai de 12 ans après la pratique constante de la myothérapie. D’autres disciplines sont aussi transmises :
- Acu-AnMo ou acupuncture raisonnée et instantanée : son objectif est de soigner les douleurs des articulations ainsi que les névralgies avec un résultat très rapide, voire immédiat, à l’aide d’un stylet de métal (qui ne pique pas la peau) qui stimule un point précis pendant environ une minute, ce qui potentialise l’effet de l’acupuncture. Cette formation de spécialisation peut se pratiquer dès la fin du stage.
- Diététique et terrain selon la tradition européenne : cette discipline est issue d’une tradition orale qui repose sur la notion des quatre éléments (selon Hippocrate, Gallien et Hildegarde de Bingen). Le traitement repose essentiellement sur la diététique et la médecine par les plantes locales. Cette médecine traditionnelle européenne (MTE) se fonde sur « un raisonnement analogique, mnémotechnique, pour établir un diagnostic de terrain et aboutir à un traitement efficace ».