La ferritine est une protéine qui permet de stocker le fer et donc de réguler l’absorption de celui-ci par l’intestin. Un taux de ferritine bas dans le sang informe du risque d’un manque de fer dans l’organisme.
Étudions les causes d’une ferritine basse, et la conduite à tenir dans ce cas.
Ferritine basse : causes possibles
On retrouve un grand nombre de causes liées à un taux de ferritine bas :
- une grossesse : durant ces neuf mois, les besoins en ferritine sont augmentés ;
- des règles trop importantes ;
- des hémorragies gynécologiques ou provenant d’autres organes ;
- une insuffisance des apports alimentaires ;
- des repas végétariens et végétaliens ;
- des troubles digestifs chroniques ;
- des troubles thyroïdiens ;
- des maladies rénales chroniques ;
- des anémies hémolytiques chroniques ;
- des dons du sang trop rapprochés ;
- du sport en excès, en particulier le sport d’endurance ;
- la prise de certains médicaments ;
- des carences en fer avec une diminution avancée de la ferritine, avant l’apparition de l’anémie.
Valeurs de référence de la ferritine
Les valeurs normales varient en fonction de la technique du laboratoire d’analyse :
- Chez la femme avant la ménopause, le taux sanguin est compris entre 15/20 et 150/200 µg/L.
- Chez la femme ménopausée, il est entre 30 et 250/300 µg/L ;
- Chez l’homme, il est entre 20/30 et 250/300 µg/L.
Les valeurs varient également selon l’âge. Le taux de ferritine est plus élevé au moment de la naissance (400 µg/L), puis il augmente vers l’âge de 2 mois (600 µg/L).
Le taux de ferritine est différent selon le sexe. Il est plus haut chez l’homme que chez la femme avant la ménopause. Il est stable chez la femme, puis augmente à la ménopause.
Ferritine basse et carence en fer
Diagnostic d’une carence en fer
Dans beaucoup de cas, la carence en fer est facile à repérer par les signes cliniques et un bilan sanguin. Dans d’autres, elle est cachée par des maladies inflammatoires et est difficile à détecter, même avec une prise de sang complète.
Le dosage sanguin du taux de ferritine permet de connaître les réserves en fer d’une personne, et de dépister de manière précoce une carence ou une surcharge en fer :
- Un taux de ferritine bas (entre 0 et 30 µg/L) indique une carence en fer.
- Mais un taux de ferritine élevé n’indique pas forcément un taux de réserve élevé.
La ferritine est un marqueur inflammatoire qui monte même en cas de carence de fer. Des analyses complémentaires sont alors indispensables.
Signes cliniques d’une carence en fer
Une carence en fer peut se manifester par de nombreux signes : fatigue, pâleur, céphalées, irritabilité, crampes, douleurs musculaires, pieds et mains froids, troubles du sommeil, etc.
Si l’anémie est plus avancée, d’autres signes sont observables :
- pouls augmenté, souffle court ;
- vulnérabilité aux maladies infectieuses ou allergiques (fragilité immunitaire) ;
- peau sèche, commissures des lèvres fendillées ;
- chute des cheveux ;
- ongles striés et cassants, etc.
Ferritine basse : prévention par l’alimentation
Dès que l’on craint un début de carence en fer, surtout pendant la grossesse et chez l’enfant en pleine croissance, une alimentation saine et équilibrée la prévient.
Il est important de ne pas boire de thé noir ou de thé vert, ni de tisane tannique (thym) ou de vin riche en tanins au moment des repas, et de manger des aliments riches en fer :
- céréales complètes et biologiques ;
- abats, boudin noir, volaille, poisson et viande ;
- fruits de mer ;
- jus de citron et persil qui aident à assimiler le fer ;
- fruits et agrumes frais : noix, abricots secs et pruneaux ;
- germe de blé ;
- légumineuses (prégermées dans l’idéal) ;
- spiruline ;
- chocolat noir ;
- épinards, oseille, bettes, betterave rouge en salade ou jus ;
- jaune d’œuf mollet ;
- algues marines, etc.
Pour une assimilation optimale du fer faites les bonnes associations alimentaires :
- ne cuisez pas trop les protéines animales (privilégiez les cuissons à l’eau, à la vapeur ou en papillotes) et prenez-les avec des légumes de saison cuits al dente et si votre repas comporte des féculents, optez pour les tubercules (pomme de terre, patates douces, panais; ignames…) ;
- prenez un agrume en entrée (pamplemousse, par exemple) ou en tout cas une source de vitamine C (carottes râpées arrosées de jus de citron, par exemple) ;
- les légumineuses, bien cuites, se consomment avec des céréales semi-complètes.